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 #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé)

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MessageSujet: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Ven 5 Sep - 0:07



Debout tôt, des maux de têtes atroces, je sentais que la journée allait être bien pourrie, une journée où l'on voudrait rester au lit sans que personne ne nous dérange. Mais malheureusement, quand on vit avec papa, la vie n'est pas si facile et même s'il est au travail, il arrive toujours à téléphoner pour savoir ce que je fais. Quelle idée ? J'ai vingt deux ans et pourtant j'ai l'impression d'être un véritable bébé. En fait, ce type je ne le comprendrais jamais étant donné qu'il est protecteur un jour puis le suivant il n'hésite pas à me prendre la tête, à m'affronter alors qu'il me connait, il sait pertinemment que je suis nerveux, la maladie n'aidant pas, mon agressivité est de plus en plus importante, je ne m'imagine pas vivre sans mes crises de nerfs désormais, comme si ça faisait parti intégrante de ma vie alors que je désirerais simplement que ça disparaisse. Encore, si seulement l'agressivité était mon seul problème... Je me lève le matin, je n'arrive pas à faire sortir un mot de ma bouche, je tiens à peine debout, difficile de vivre avec ça. Et pourtant, dehors j'arrive facilement à afficher un visage radieux, un sourire éblouissant comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Affalé sur le canapé, après ma douche je n'ai même pas pris le temps de m'habiller dignement. En même temps, pourquoi aurais-je envie de m'habiller alors que je n'ai aucune envie de sortir. A quoi bon, aller faire un tour ne me dit rien, faire du sport m'achèverait certainement vu dans l'état dans lequel je suis aujourd'hui, mon teint est pâle, bien plus que d'habitude mais je m'en fiche, je n'ai personne à voir. Ah si. Le médecin, pour les examens habituels, celui qui va me dire que ça ne s'arrange pas avec le temps, qu'il faut de nouveau faire un scanner ou une autre connerie. Non non, finalement mon canapé est bien plus intéressant. Scruter le plafond sans intérêt, se concentrer sur les bruits autour de moi, c'est certainement une de mes occupations préférées. Je me sens bien là, même si mon corps me trahi en m'affichant comme un navet, blanc et flasque, heureusement que je n'ai personne dans ma vie sinon je pourrais avoir des problèmes. Soudainement, le retentissement d'un coup sur la porte me fait sortir de mes pensées idiotes, de mes idées noires même si j'essaie tant bien que mal de les cacher en général, ça reste difficile d'oublier les choses de la vie. Je me lève avec difficulté, ma tête fait des siennes en me collant des vertiges, mais je parviens à me mettre sur mes deux pieds, redressant mon short, torse nu. Qu'importe qui est la personne devant la porte, elle ne restera pas longtemps. Un œil dans le judas, Salomé. Merde, je sais pourquoi elle vient, j'ai l'habitude avec elle, papa Hadley a dû lui rappeler le rendez-vous chez le médecin. J'ouvre la porte et me plante devant en elle, agripper à la porte pour ne pas trébucher et me ridiculiser devant ma meilleure amie, oui c'est bien ça, elle est ma meilleure amie et je ne montre aucun intérêt face à elle alors que je devrais être l'homme le plus heureux du monde vu qu'elle est rayonnante en étant enceinte. "Salut." Je souffle en affichant une petite moue qui se veut mignonne. Je tourne les talons, l'invitant à me suivre d'un regard, elle me connait par cœur, un peu trop même. "Fais comme chez toi." Je me jette sur le canapé, je suis fatigué.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Ven 5 Sep - 18:48


   
Estebàn & Salomé
Évite les problèmes, vois la vie qu'on mène
   
Après être allée me présenter au personnel enseignant et un peu aux élèves de l’école primaire où j’allais définitivement commencer à travailler comme assistante au début de la semaine, je n’avais pas été obligée de m’y représenter par la suite. Au départ, j’avais trouvé cela étrange, et je m’étais quelque peu inquiétée du fait que j’aurais pu faire mauvaise impression, qu’ils préféraient ne pas m’appeler, me laissant alors attendre parce qu’ils ne savaient pas trop comment se débarrasser de moi alors que je venais tout juste d’arriver. Puis, en ayant assez de me poser des questions, j’avais fini par appeler pour finalement me faire dire que les premières semaines de classes ne nécessitaient pas vraiment d’aide supplémentaire, compte tenu que la matière n’était pas nécessairement nombreuse, les devoirs non plus, histoire de laisser le temps aux élèves de s’habituer  à leur nouvelle classe et tout ce qui vient avec. J’avais remercié la date qui m’en avait informé, ne pouvant alors m’empêcher de me sentir un peu idiote de ne pas y avoir pensé par moi-même et avoir eu des pensées aussi négatives. Apparemment, tourner en rond, ne rien faire, dans une demeure qui n’était pas la mienne, compte tenu que je squattais chez Adam depuis la tempête en attendant de me trouver un autre logement, ne me réussissait pas vraiment. En même temps, chaque fois que je ne faisais rien, même si je savais que je devrais me reposer, ne pas trop faire d’efforts, même si tout se passait bien au niveau de ma grossesse, j’avais l’impression que je pourrais toujours faire quelque chose d’autre, que ce soit pour moi, pour le bébé que j’attendais ou autre chose, comme si j’oubliais quelque chose qu’il fallait que je fasse à tout moment. Ce n’était pas le cas, mais bon, c’était ainsi que je me sentais, et ça ne me plaisait pas vraiment, ne me reconnaissant pas trop dans cet énervement perpétuel.

Puis, quelques minutes après avoir raccroché avec la secrétaire de l’école, j’eus un appel à mon tour, un appel du père de mon meilleur ami qui, visiblement, avait quelque chose à me demander. Je n’en étais pas surprise, ce n’était pas la première fois qu’il me faisait une telle requête, et même si ça ne me plaisait pas nécessairement de m’interposer ainsi dans leur lien familial, jugeant que ce n’était pas mon boulot  de le faire. Toutefois, aujourd’hui, puisque je n’avais rien d’autre à faire, et que ça me faisait un prétexte pour voir mon meilleur ami, je décidai d’accepter, et sans attendre plus longtemps, je me préparai, enfilant un jean et un haut blanc ample qui était encore capable de dissimuler mon petit ventre arrondi. Ballerines aux pieds, je pris mon sac, et je me dirigeai sans plus attendre vers la demeure d’Estebàn. Je frappai à la porte, et quelques secondes après, le jeune homme vint m’ouvrir. Avec un air me faisant comprendre qu’il n’était pas au meilleur de sa forme. J’eus alors un petit pincement au cœur, m’inquiétant pour lui, mine de rien, et je lui fis un petit sourire en coin en répondant : « Bonjour, Estebàn. » Je le suivis dans la maison, tentant de faire fi du fait qu’il était à peine habillé. Même s’il m’invita à le faire, je choisis de ne pas m’installer où que ce soit. Le canapé, c’était à oublier déjà, vu que le jeune homme venait de prendre toute la place en s’affalant dessus. Plutôt que de tourner en rond, je décidai, au bout du compte, d’en venir aux faits. Sans même m’en rendre compte, je posai mes mains sur mes hanches, me donnant alors un air de mère qui va gronder son enfant – à croire que le mot « materner » prenait un nouveau sens en ce moment – et je dis : « Je suppose que tu te doutes déjà de la raison pour laquelle je suis ici… »

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Ven 5 Sep - 23:15



Voir Salomé était franchement agréable, elle était rayonnante, belle comme jamais mais franchement je n'étais pas du tout motivé pour lui faire la conversation ou même la suivre pour aller chez le médecin. Pour dire vrai, ce médecin me faisait peur, il prenait toujours un air complètement idiot qui m'indiquait que tout allait mal, que la vie était courte et qu'il fallait en profiter. En fait, il gâchait la vie des gens sans le vouloir en ruinant tout l'espoir qu'on pourrait avoir. Personnellement, je n'avais aucun espoir, car concernant ma maladie, je savais pertinemment que je n'avais aucune chance de vivre vieux, d'être grand père un jour ou même père, même si, sincèrement, je n'avais jamais envisagé d'avoir des enfants. L'enfant de Salomé suffirait simplement à me combler, et j'imaginais déjà sa réaction lorsqu'il grandirait et qu'il apprendrait que j'étais malade. Car cet enfant, je comptais bien m'en occuper, je voulais qu'il comprenne qui j'étais, quel rôle j'exerçais dans la vie de sa maman. Salomé tenait à moi et elle me le montrait chaque jour, à chaque fois que je la voyais elle ne manquait pas de me montrer son affection et lorsque j'étais dans un état convenable, j'arrivais à lui dire ce que je ressentais pour elle, à lui avouer à quel point elle était importante pour ma survie.

Evidemment, je ne montrais pas d'intérêt pour elle aujourd'hui, affalé sur le canapé, je ne lui laissais pas l'occasion de s'assoir à mes côtés, j'étais si fatigué que j'aurais envie d'aller me coucher, mais perdre un jour de ma précieuse vie n'était pas envisageable. Je plongeais donc ma tête dans un coussin lorsqu'elle se mit à parler car je n'avais aucune envie d'épiloguer, je savais déjà la raison pour laquelle elle se trouvait devant moi. Me retournant vers elle, je lui fis signe de venir s'assoir sur le canapé, prenant soin de me redresser et de lui laisser de la place. La voir avec ses mains sur ses hanches me rappelait ma mère lorsqu'elle me grondait après une grosse bêtise. Me ressasser ces souvenirs n'était pas la bonne solution, donc je chassais cette idée de ma tête et soupirais longuement. "Ecoute Salomé, j'ai franchement pas envie de sortir, je suis crevé..." Dis-je en faisant une petite moue. Qu'elle reste là, à me regarder, était une chose bien agréable, mais me forcer à me rendre chez le médecin en était une autre, beaucoup moins réjouissante en passant. "Si tu veux discuter, discutons, mais j't'en prie, me force pas à aller là bas." Je me comportais comme un gamin et, étant plus âgée que moi, Salomé devait se comporter comme ma mère -que je n'avais plus- ou comme une grande sœur, mais je ne voulais pas lui donner ces rôles. "Comment se passe ta grossesse ?" Comme un idiot, je n'avais pas assisté à ses échographies et je n'en étais pas fier alors je me renseignais pour qu'elle voit que je m'intéresse quand même à elle évitant ainsi le sujet de la potentielle sortie à l'hôpital.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Sam 6 Sep - 21:51


   
Estebàn & Salomé
Évite les problèmes, vois la vie qu'on mène
   
Je ne fus pas vraiment étonnée qu’Estebàn me réponde bien rapidement qu’il ne voulait pas sortir, ou plutôt, qu’il ne voulait pas aller chez le médecin, prétextant être fatigué, trop pour faire quoi que ce soit. À voir comment il s’était affalé sur le canapé, comment il parlait d’un air détaché, peu enjoué, cette excuse bien banale paraissait limite crédible. Par contre, je me voyais bien mal hausser les épaules, me plier à son désir et dire à son père que nous n’y étions pas allés parce qu’il n’avait juste pas envie en raison de la fatigue. À ce point, autant de simplement lui dire que j’avais échoué. Le problème, c’est que je n’avais pas envie d’échouer, non pas parce que je sentais que j’avais des comptes à rendre à quelqu’un, mais parce que même si je ne comprenais pas tout en ce qui concernait la maladie de mon meilleur ami, parce que je n’étais pas médecin, il n’en demeurait pas moins que je me tenais au courant, je tentais de faire attention à lui comme je le pouvais, et dans cette ligne de pensées, je pensais que ces rendez-vous chez le médecin, aussi barbants puissent-ils être, ne pouvaient que lui venir en aide, et si c’était bien pour lui, alors je n’allais certainement pas cracher dessus.

Ce que je ferais plutôt, c’était que j’allais de tenter une autre façon de le convaincre. Je le connaissais plutôt bien, je savais que je pourrais y arriver, ou du moins, je l’espérais vraiment. De ce fait, je ne protestai pas immédiatement, me contentant de baisser les bras, comme si je venais tout juste de réaliser que mes mains étaient sur mes hanches et l’air que cela pouvait me donner. Puis, lorsqu’Estebàn, au moins, ne me mit pas à la porte, me proposant de discuter, sans toutefois sortir de cette demeure, je décidai de le laisser faire, puis je pris place dans un fauteuil en face de lui. Je lui dis alors, en croisant ma jambe et en posant mon coude sur mon genou, puis mon menton sur ma main : « Discutons, alors. » J’avais décidé d’omettre de lui promettre de ne pas le forcer à aller là-bas. Cela ne voulait pas dire que je le ferais quand même, parce que j’étais probablement la dernière personne dont la nature était de le prendre par la main ou par le lobe d’oreille et le tirer jusqu’à la voiture, un truc du genre. Je préférais me dire que j’allais plutôt tenter de le convaincre, même si ce serait beaucoup plus compliqué. Je n’avais pas peur pour ça, ou du moins, je ne pensais pas devoir avoir peur. Après, la façon dont je m’y prendrais, je ne le savais pas encore, et je choisis de ne pas y penser pendant une seconde ou deux pour écouter mon ami me demander comment se passait ma grossesse. J’eus alors un petit sourire, trouvant cela adorable de sa part qu’il se tienne au courant alors qu’il aurait très bien pu n’en avoir rien à faire. Je ne lui en aurais pas voulu, je savais bien que ça n’intéressait pas tout le monde, mais bon, puisqu’il le demandait, je pouvais me permettre de lui dire : « Tout va très bien. » Je marquai une pause à ce moment. J’aurais très bien pu dire que je trouvais cela difficile par moments de ne pas avoir de domicile fixe, de ne pas pouvoir préparer quoi que ce soit pour le bébé pour le moment, et surtout, que j’étais seule, ce qui me rendait à la fois triste et effrayée quant à l’avenir. Cependant, Estebàn savait tout cela, ou du moins, il s’en doutait. Ce dont il n’avait aucune idée en ce moment, c’était ce que j’allais ajouter, avec un petit sourire nouveau aux lèvres : « Je connais le sexe du bébé. » Je choisis alors de ne pas lui dire maintenant, histoire de faire durer le suspense, et voir comment il allait réagir, et surtout, s’il allait vouloir le savoir ou pas.

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Lun 8 Sep - 15:35



Mon excuse était très crédible, j'étais réellement fatigué mais bon, il est vrai que j'aurais très pu aller chez le médecin, il m'aurait prescrit des vitamines pour me remotiver un peu plus. Pourtant, je n'avais pas du tout envie de bouger, j'étais bien tout seul à broyer du noir comme un enfant, au moins personne ne pouvait me contredire. Mais bon, Salomé pouvait s'avérer très convaincante et même si mon excuse était réelle, elle allait tout de même me faire sortir de là, que je le veuille ou non. Elle trouverait bien un prétexte pour m'emmener dehors, j'en étais certain. Pourtant, il faudrait bien que je me lève un jour étant donné que je devais aller travailler le soir même alors bien ou pas, il faudrait que j'agisse en adulte. Mais pour le moment j'avais encore tout mon temps avant de me préparer, je n'étais pas pressé étant donné que mon service ne commençait qu'en fin d'après midi, soit vers dix huit heures.

Je l'invitais donc à s'assoir et elle prit place sur le fauteuil à côté de moi, prenant soin de croiser les jambes pour bien s'installer, prête à discuter avec moi. Mais honnêtement, je n'avais pas grand chose à dire, je n'étais pas du genre à me plaindre alors parler de la maladie n'était pas dans mes projets, sinon il n'y avait rien de nouveau dans ma vie, je travaillais toujours au Honkers en tant que barman, shérif papa faisait toujours des siennes quant à ma carrière alors non, je n'avais rien à lui dire, mais bon, je fis tout de même l'effort de parler un peu pour ne pas qu'elle se sente de trop ici. "Le boulot, ça marche pour toi ?" Demandais-je en souriant faussement, car je n'avais vraiment pas envie de sourire, pour être honnête j'étais plutôt de mauvaise humeur aujourd'hui, et il faudrait qu'elle me supporte, qu'elle le veuille ou non. Après tout, c'est elle qui avait décidé de venir ici, sur la demande de mon père certes, mais si elle était là, c'est qu'elle le voulait non ? Je changeais donc de sujet pour lui demander comment se passait sa grossesse. Un sujet qui m'intéressait vraiment même si je n'y mettais pas beaucoup d'entrain. Je voulais savoir si elle était en parfaite santé, aussi bien elle que son bébé car c'était important pour moi de m'occuper d'elle depuis le décès d'Andrea, son mari. J'avais toujours dit à Andrea que je m'occuperais d'elle, alors j'allais le faire mais pas aujourd'hui, je n'étais pas en forme, pas du tout même. Elle annonça soudainement qu'elle connaissait le sexe du bébé, et là autant dire que ça m'intéressait vraiment. Je me redressais rapidement, un grand sourire sur mes lèvres, un sourire sincère et me mit en position pour lui montrer que j'étais prêt à l'écouter. "Ah ouais ? Mais dis moi !" Dis-je, plein d'entrain. Là, autant dire que j'étais content, j'attendais cette nouvelle depuis un moment alors j'étais véritablement impatient de savoir si elle allait mettre au monde un garçon ou une fille.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Lun 8 Sep - 21:14


   
Estebàn & Salomé
Évite les problèmes, vois la vie qu'on mène
   
À la question d’Estebàn, je ne pus m’empêcher d’avoir envie de rire légèrement, de façon un peu sarcastique, mais sachant que ce n’était pas mon genre, je réussis à me retenir rapidement, même si j’étais consciente qu’un léger bruit s’était tout de même échappé de ma bouche, et que conséquemment, je ne pouvais pas vraiment dire que tout allait bien, d’une certaine façon. Enfin, je ne pouvais pas me plaindre non plus, puisque j’étais dans une situation jugée relativement normale, mais bon, je ne pouvais pas cacher le fait que l’inactivité commençait à me peser quelque peu, surtout pas à mon meilleur ami. Je me résignai alors à lui dire : « On peut dire ça, même si je ne fais pas grand-chose… » Je marquai une petite pause, et j’ajoutai par la suite : « Ils n’ont pas vraiment besoin de moi à l’école, donc en gros, je passe mes journées à ne rien faire. » Je haussai ensuite les épaules, histoire de dire que oui, même si ça me chicotait, ce n’était pas la fin du monde non plus. Ensuite, j’ajoutai un « Et toi alors ? Ça va toujours au bar ? » Cela me permettait de me reposer, de me remettre de mes émotions, et surtout, ne pas subir un trop grand stress pour le bébé que je portais. D’ailleurs, c’était là un sujet de conversation beaucoup plus heureux à aborder, d’autant plus qu’Estebàn semblait être beaucoup plus intéressé à cela. Ce n’était pas pour rien qu’il m’arracha un sourire, et même un petit rire, sincère cette fois-ci, lorsqu’il me demanda, soudainement plus enjoué, que je lui dise le sexe du bébé. À mes yeux, c’était comme si cette affirmation lui avait redonné une grande partie de sa forme, et avoir su qu’il réagirait ainsi, j’aurais tenté de le convaincre de lui dire le sexe du bébé à condition qu’il sorte pour aller chez le médecin. Après, je ne pouvais pas m’attendre à ce qu’il porte un tel intérêt à ce sujet – et j’en étais touchée, mine de rien – et de plus, je me doutais bien que vu sa hantise pour les cabinets médicaux et tout ce qu’ils pouvaient comporter, cela n’aurait pas été assez fort pour le convaincre. Enfin, j’aurais pu toujours essayer, c’était certain, mais maintenant, c’était trop tard, et il me faudrait trouver une autre façon pour le persuader de s’y rendre, même s’il fallait que je pleure ou que je me mette à genoux devant lui. Je n’espérais pas me rendre jusque là, mais après, les possibilités étaient larges dans ma tête en ce moment. Il faudrait juste qu’elles se précisent, ce qui allait sûrement arriver progressivement. Pour le moment, j’allais me contenter de simplement lui dire. Tout sourire, je commençai en affirmant : « Eh bien… », mais je m’arrêtai, prenant un air un peu amusé. Je me penchai un peu plus vers Estebàn, le plus que je pouvais en fait, vu la présence de mon petit ventre arrondi qui commençait à un peu gêner mes mouvements et ma souplesse, et je dis : « À ton avis ? » Je me disais que peut-être ça pourrait être amusant de voir ce qu’il pensait, s’il allait taper dans le mile ou pas. Il avait une chance sur deux, après tout. Les possibilités étaient grandes qu’il ait raison. Après, il ne pouvait pas le prédire, je m’en doutais, mais bon, je me disais que ça pouvait être drôle, restait à voir selon sa réaction.

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Lun 8 Sep - 21:33



Salomé avait l'air un peu déprimé de ne pas bosser et je me sentis tout de suite idiot. En fait, sa vie était bien plus compliquée que la mienne, avec la perte d'Andrea, l'arrivée soudaine d'un bébé et le fait qu'elle doive chercher un travail, ça n'était pas facile tous les jours. Salomé avait bien des difficultés dans sa vie, il lui fallait du soutien et même si elle affichait toujours cette mine radieuse qui disait que tout va bien, j'avais toujours un doute car le bébé lui rappelait son mari et je ne pouvais que comprendre la douleur qu'elle devait ressentir quand tout lui rappelait Andrea n'importe où où elle se trouvait. Son appartement était une antre à souvenirs, le bébé en serait un lorsqu'il serait né, bref, peut être pas la situation la plus facile à vivre. "Le mieux tu sais, c'est que tu te reposes. Salomé, tu es enceinte ! Ce n'est pas négligeable, et puis le repos est le meilleur moyen pour que ton enfant soit en parfaite santé !" J'étais inquiet pour elle en permanence comme elle l'était tout autant pour moi. En fait, notre différence d'âge faisait d'elle une grande sœur à mes yeux, elle était certainement la seule à me comprendre parfaitement, j'arrivais à discuter avec elle sans avoir à susciter de la pitié de sa part. "Si tu t'ennuies, tu sais où me trouver." Dis-je en lui faisant un sourire sincère. Je ne voulais surtout pas qu'elle se sente seule, puis je ne voulais pas qu'elle stresse pour quoi que ce soit, le stress étant mauvais pour la santé de son bébé et la sienne. Elle me retourna la question quant à mon travail et je ne pu m'empêcher de sourire, content qu'elle s'intéresse à autre chose qu'à son but principal d'aujourd'hui. "Je dois dire qu'il y a des jours avec et d'autres sans, mais sinon ça se passe bien." Autant avouer tout de suite que la maladie m'achevait, mais je ne voulais pas l'inquiéter, j'allais bien en général, sauf aujourd'hui où mon cerveau était complètement déconnecté de mon corps, je faisais carrément preuve de faiblesses. Mais qu'importe, elle arrivait toujours à me redonner le sourire, mon envie de savoir si le bébé était un garçon ou une fille se voyait sur mon visage, je souriais d'un air enjoué, tellement content de savoir que dans quelques secondes, j'allais apprendre une belle nouvelle. J'attendais mais elle ne dit rien, préférant garder le suspens en me faisant deviner le sexe. Je fis une petite moue faussement déçue, réfléchissant puisque de toute façon, je n'avais qu'une chance sur deux donc si je me trompe, ce n'est pas bien grave. J'espère tout de même tomber dans le mille. "Une fille ?!" Demandais-je, pas vraiment satisfait de mon hésitation. J'aimerais réellement une fille, quoi qu'un garçon me plairait tout autant étant donné que le bébé serait d'elle. Je m'en occuperais comme je pourrais, j'espère sincèrement être à la hauteur des attentes de ma meilleure amie.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Lun 8 Sep - 22:17


   
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Choisissant de ne pas protester lorsque mon ami me dit que je me devais de me reposer, même si ce n’était pas simple, pour le bien de l’enfant que je portais et le mien, je ne pus m’empêcher de sourire de nouveau, puis répondre: « Oui, merci, c’est adorable de ta part. » au moment où il me dit que je savais où le trouver en cas de besoin, en cas d’ennui mortel. Oui, je savais la plupart du temps où le trouver, comment faire pour le rejoindre et le retrouver, mais en même temps, je n’allais pas me taper l’incruste dans sa vie à chaque heure, à chaque jour, comme j’en aurais probablement besoin en ce moment, vu mon inactivité combiné au fait que je n’avais aucune demeure à m’occuper et que mon frère était actuellement parti pour le travail je ne savais où. Toutefois, c’était toujours bien de savoir que je pouvais compter sur lui pour me changer les idées, comme il pouvait comptait sur moi quand il en avait besoin. Peut-être il n’allait pas l’avouer, je savais qu’il n’aimait pas qu’on le prenne en pitié, d’où le fait que je ne me voyais pas le considérer ainsi. Peut-être étais-je la seule qui ne le faisait pas, mais c’était tout naturel, pour ma part. Et puis, je considérais qu’autant pour moi que pour lui, c’était pas mal plus agréable de lui parler comme à n’importe qui, sans toutefois oublier sa vie, ce qu’il traversait. La façon dont je le considérais expliquait d’ailleurs pas mal de mes réactions à ses dires. Par exemple, lorsqu’il me parla du fait que certains jours, ça allait, et d’autres pas, je pris un air un peu plus sérieux, limite triste, mais je ne passais pas de commentaire, je ne le plaignais pas, rien de tout cela. Je demeurais silencieuse, me disant que ça ne valait pas le coup de commencer à élaborer sur la question, puisque dans ma tête, ça reviendrait à le prendre en pitié, et c’était ce que je voulais éviter. De plus, à quoi bon le plaindre alors qu’il paraissait si pressé de savoir si j’attendais un garçon ou une fille ? Ça ne valait pas le coup de gâcher sa bonne humeur, et la mienne par la même occasion, parce que mine de rien, cela m’amusait de voir à quel point il paraissait impatient. Il fallait avouer que ce n’était pas rien, que c’était la deuxième plus grande nouvelle après l’annonce d’une grossesse, la prochaine étape étant, à mes yeux, le moment où je pourrais tenir mon bébé pour la première fois dans mes bras, étape que j’attendais maintenant à la fois avec impatience et anxiété. En ce moment, je tentais de rester calme en me tenant au fait que j’étais maintenant en mesure de savoir quoi acheter, ou du moins, dans quelles couleurs, histoire de prendre quelque chose qui conviendrait bien avec l’enfant. Après, il fallait que je l’annonce à mon entourage, ou bien, comme dans le cas d’Estebàn, que je lui fasse deviner. Pour mon plus grand bonheur, celui-ci se prêta au jeu, et devina du premier coup le sexe du bébé. Malgré le fait qu’il avait tapé dans le mile, je ne dis rien pendant une seconde, me mordillant la lèvre pour ne pas sourire ou dire quoi que ce soit l’espace de quelques secondes. Puis, je hochai positivement la tête, et finalement, je lâchai : « Tu me connais trop bien… C’est ça, c’est une fille ! »

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Mer 10 Sep - 20:16



Je ne pouvais pas songer une seconde à laisser Salomé dans l'embarras. En fait, elle faisait partie de ma vie, elle était importante pour moi et la voir s'ennuyer me posait quand même quelques problèmes. Mais même si je lui disais à tord et à travers de passer lorsqu'elle le souhaitait, elle ne le ferait pas. Salomé était du genre à ne pas vouloir déranger les gens, elle était devenue une femme encore plus responsable depuis la mort d'Andrea et l'annonce de sa grossesse et compter sur les autres ne faisaient pas parti de ses habitudes. Elle était une grande fille, elle avait l'habitude de prendre soin d'elle, de stresser toute seule dans son coin alors qu'en fait, elle savait très bien qu'elle pouvait venir ici. Puis évidemment, elle savait que si elle venait, ça serait tout aussi agréable pour moi étant donné que je travaille le soir en général donc je ne comprenais jamais ses agissements, comme elle ne devait pas comprendre les miens parfois -même si j'avais des circonstances atténuantes en général-. Je lui souriais donc en l'entendant dire que c'était adorable de ma part. Pour moi ce n'était pas vraiment le mot, disons que c'était plutôt normal pour moi d'agir ainsi envers elle, elle le méritait amplement, elle me soutenait dans mes moments difficiles et autant dire qu'il fallait être assez fort pour pouvoir me supporter avec mes sautes d'humeur constants. L'annonce de la grossesse de Salomé m'avait réellement bouleversé, je ne lui en avais jamais parlé mais j'avais hâte qu'elle mette cet enfant au monde pour pouvoir m'en occuper. Je sais très bien que je ne remplacerais jamais la présence de son père, Andrea, mais je voulais donner tout ce que j'avais pour que ce petit soit le plus heureux du monde, autant qu'à Salomé en réalité. Puis je ne sais comment, je tapais dans le mille quant au sexe du bébé. C'était bien une fille et là, je sautais de joie, dans la limite du possible en l'attirant vers moi pour la prendre dans mes bras. Elle se retrouvait donc complètement sur moi, ce qui pouvait être un peu gênant pour certains, tout à fait normal pour nous par rapport à notre amitié si forte. "Si tu savais comme je suis heureux..." Dis-je, laissant couler une petite larme dans les cheveux de ma meilleure amie. Je n'étais pas le genre de gars qui pleure, disons que la savoir heureuse, savoir que je ne partagerais pas son bonheur aussi longtemps que je l'espérais me fendait complètement le coeur. J'essayais tout de même d'être discret, je ne voulais pas qu'elle se pose des questions.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Jeu 11 Sep - 22:45


Estebàn & Salomé
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Je ne m’attendais certainement pas à ce qu’Estebàn réagisse aussi vivement à la nouvelle que je venais de lui annoncer, comme quoi j’attendais une petite fille. Après, je ne pouvais pas vraiment dire que j’avais une attente précise devant sa réaction, considérant le fait que je n’avais jamais eu l’occasion de m’imaginer comment mon entourage réagirait, vu comment tout avait déboulé rapidement sans que je m’y en attende. En ce moment, je n’étais même pas capable de deviner comment mon propre mari aurait réagi devant la nouvelle, même si j’aimais espérer qu’il en aurait été content, qu’il aurait été un père exceptionnel pour sa petite fille, qu’il l’aurait protégée comme il m’avait protégée, qu’il l’aurait aimée comme il m’avait aimée. Je me sentais toujours triste à cette idée, mais maintenant, je pouvais panser quelque peu mes blessures en me disant que cette petite merveille ne serait pas seule au monde. Premièrement, je serais toujours là pour elle, mais de plus, j’avais mon frère, Melody, puis Estebàn autour de moi pour me soutenir, ou du moins, je l’espérais. Enfin, je me doutais bien qu’Estebàn ne serait pas aussi ravi à cette idée s’il avait l’intention de ne pas s’en occuper, de prétendre que cela ne l’intéressait pas du tout. Cette idée me soulagea quelque peu, et je le fis sentir lorsque je me laissai aller sans ses bras, profitant de son étreinte pendant un instant pour y trouver un peu de réconfort, un peu de joie. Certains pourraient trouver cela étrange, mais honnêtement, avec le jeune homme, ça ne me gênait pas. Et puis, je ne disais certainement pas non à ce genre de marque d’affections que je jugeais tout à fait inoffensives, considérant le fait qu’Estebàn était mon meilleur ami, presque comme mon second frère. Je me surpris même à fermer les yeux quelques secondes, jusqu’à ce que soudainement, un silence s’installe, silence que je ne trouvais pas très habituel. Je savais bien qu’il était question de profiter un peu du moment, mais malgré tout, je me permis de relever le regard en direction du regard de mon meilleur ami, voyant qu’il semblait avoir les yeux remplis d’émotions. Je ne pourrais pas dire s’il avait pleuré ou quelque chose du genre, mais le voir aussi bouleversé ne me laissa certainement pas indifférente et de ce fait, je me redressai, histoire de lui faire face, mettant ainsi fin à l’étreinte pendant un moment. Doucement, je posai ma main sur sa joue, et je dis, dans ce que je tentai d’être un sourire : « Que se passe-t-il Estebàn ? Tu me sembles tout troublé… » Est-ce que cela avait quelque chose à voir avec ce que je venais de lui annoncer ? Je ne pensais pas, ou du moins, pas directement, mais je savais que s’il voulait me le dire, alors il n’avait pas à se gêner, puisque j’étais là pour ça, j’étais là pour lui comme lui était là pour moi, c’était la moindre des choses.

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Mar 16 Sep - 21:22



J'étais content, tellement heureux de savoir que ma meilleure amie attendait une fille. En fait, l'enfant en général me ravissait mais en même temps, j'avais ce sentiment, ce désespoir en moi qui me faisait repenser au fait que je ne la verrais pas grandir. Je n'aurais pas cette chance, tout comme Andrea, à la différence que je n'étais pas le père de l'enfant en question. En fait, je n'envisageais pas une seule seconde avoir un enfant dans ma vie, j'étais bien trop angoissé à l'idée de devenir père. En voyant les agissements de mon père, j'avais bien compris qu'il n'était pas facile d'élever un enfant tel que moi, qui plus est je ne voulais pas engendrer un bébé en sachant qu'il porterait certainement la même maladie que moi, que ma mère avant tout. Les larmes me montaient vite aux yeux à ce moment précis, et je me laissais aller dans les bras de Salomé, essayant d'être le plus discret du monde car je ne voulais pas qu'elle s'inquiète pour moi, elle le faisait suffisamment souvent pour que j'en rajoute une couche. Mais en se reculant, elle posa la main sur ma joue et je sentis qu'elle allait me poser des questions, vu le sourire qu'elle arborait. Un sourire mi gentil, mi inquiet, le genre de choses que je n'aime pas vraiment. "Disons que... Je suis heureux, tout simplement." Et que l'idée de mourir me terrorise mais je n'ose pas te le dire Salomé, parce que je suis un lâche, parce que je n'ai pas la force de te dire tout ce que j'ai sur le cœur car je t'aime vraiment, j'ai tellement peur de te perdre. Toutes ces choses que je ne peux pas lui dire. "J'ai peur en fait... Peur de l'avenir." Parce que mon destin est déjà tout tracé, que je ne peux rien faire pour me sauver de cette merde dans laquelle je suis. En fait, tout est confus en moi, je ne sais pas où je vais, je suis voué à une mort certaine, j'ai envie de profiter de la vie mais j'ai cette impression que tout m'en empêche, que quoi que je fasse, je ne pourrais rien changer à mon sort.


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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé) Sam 20 Sep - 16:45


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Même si c’était le genre de réponse que j’aurais voulu entendre de la part de mon ami, et que je pourrais me sentir particulièrement touchée à l’idée qu’il soit si heureux que j’attende une petite fille, je ne pouvais pas me permettre de l’être, pas complètement, en tout cas. En effet, je sentais, d’une certaine façon, qu’il y avait anguille sous roche; je ne pensais pas qu’Estebàn était du genre à pleurer simplement parce que je lui avais annoncé le sexe de mon bébé, sauf s’il désirait à tout prix que je mette au monde une fille et qu’il ne me l’avait jamais dit. Cependant, malgré mes doutes, je ne dis rien dans un premier temps, gardant ma main sur sa joue en signe de tentative de réconfort. C’était là signe que si jamais il voulait s’ouvrir un peu plus, il était parfaitement en droit de le faire, puisque je serais là pour l’écouter, comme je tentais de l’être le plus possible, malgré tout ce que je traversais ces derniers mois. Au bout de quelques secondes, il finit par dire au bout du compte qu’il craignait l’avenir. Ce propos qui pouvait avoir une apparence quelque peu philosophie m’alla droit au cœur, si bien que j’en pinçai les lèvres, ne sachant pas trop quoi dire dans un premier temps. Je ne pouvais pas vraiment comprendre sa situation, ne serait-ce que pour le fait que la vie était beaucoup trop courte, et qu’on ne pouvait pas savoir ce qui nous attendait au détour. Je l’avais appris à mes dépens plus d’une fois, et plus que jamais il y a environ cinq mois au moment du décès d’Andrea. Peut-être que sur cela, je pouvais être utile pour le rassurer, mais encore là, je ne voulais pas me montrer maladroite. Gardant alors mon calme, même si c’était difficile, puisque mes hormones de grossesse avaient tendance à me rendre un peu plus émotive, comme toutes les femmes enceintes en fait, je choisis, à mon tour, de prendre mon ami dans mes bras, d’une façon presque maternelle, comme si je voulais le réconforter du mieux que je pouvais. Je gardai cette position pendant quelques secondes, et finalement, ce fut à cet instant que je choisis de dire : « Je sais… Bebàn… » Je marquai alors une petite pause, puis j’ajoutai : « Mais l’essentiel, c’est que tu fasses tout ce que tu peux pour faire en sorte que tu sois heureux… Que tu ailles bien, malgré les circonstances… » Pendant un instant, j’avais limite l’impression que je me parlais à moi-même comme à lui, même si nos situations étaient totalement différentes. Dans le cas de mon ami, cela impliquait plusieurs choses, dont une dans l’immédiat, soit aller voir le médecin pour qu’un expert lui permette de faire quelque chose pouvant l’aider. Mais ça, je le tus pour le moment, ne voulant certainement pas lui faire croire que je ne pensais qu’à cela, puisque c’était loin d’être le cas.

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MessageSujet: Re: #127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé)

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#127 ~ évite les problèmes, vois la vie qu'on mène (salomé)

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